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04.03.2026 10:11 AM
Le marché va résister à la tempête

La bouée de sauvetage de Trump fonctionne ! La volonté de l’Iran de menacer tout navire transitant par le détroit d’Ormuz, la réévaluation par le marché de la durée potentielle d’un conflit militaire entre les États‑Unis et l’Iran, ainsi que les craintes de stagflation ont fait reculer le S&P 500 vers des plus bas inconnus depuis novembre. Pourtant, dès que la Maison Blanche a indiqué que les États‑Unis garantiraient les flux énergétiques mondiaux en offrant une protection militaire aux pétroliers, l’indice élargi a effacé l’essentiel de ses pertes.

Performance des indices boursiers américains

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De nos jours, les derniers deviennent souvent les premiers et les leaders se transforment en retardataires, si bien que la débâcle du Dow Jones et du Russell 2000 n’a surpris personne. Au début du printemps, les investisseurs ont acheté à la baisse, convaincus que la flambée de tensions au Moyen‑Orient serait de courte durée. Un jour plus tard, il est apparu clairement que l’action militaire pourrait durer quatre à cinq semaines, voire plus longtemps. Cette perspective a pesé sur l’économie et déclenché des ventes massives sur les small caps, les plus sensibles à la conjoncture.

À première vue, les États‑Unis devraient profiter de la hausse des prix du pétrole en tant qu’exportateur net d’énergie. Mais l’énergie ne représente qu’environ 3,5 % de la capitalisation boursière du S&P 500. La plupart des entreprises américaines restent des acheteurs nets de pétrole et de produits dérivés. Et un rallye sur le Brent et le WTI est susceptible d’alimenter l’inflation, obligeant la Fed à maintenir le taux des fed funds plus élevé plus longtemps.

Certes, la hausse actuelle du pétrole n’est pas de l’ampleur de celle de 2022, mais les taux sont aujourd’hui plus élevés qu’au cours de la période post‑pandémie. Il n’est pas clair laquelle de ces deux situations est la plus défavorable pour l’économie américaine, et il n’est guère étonnant que les émetteurs les plus sensibles au cycle aient été emportés par le mouvement de vente. Goldman Sachs va même jusqu’à avertir que l’IA pourrait remplacer environ 11 millions de travailleurs — soit près de 6 % de la population active — et souligne que les entreprises qui parlent de l’IA ont réduit leurs offres d’emploi de 12 % en 2025, contre une moyenne de 8 % pour l’ensemble des sociétés.

Dynamiques du S&P 500 et du consensus de Wall Street

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En dépit de tous les éléments négatifs, les stratégistes de Wall Street ne se précipitent pas pour modifier leurs prévisions sur le S&P 500. Après une performance quasi nulle depuis le début de l’année, ils tablent toujours sur un rallye de 10 % de l’indice large d’ici la fin de l’année. Misent-ils vraiment sur le fait que le marché traversera sans encombre la tempête au Moyen-Orient ? Au bout du compte, tout dépendra de la durée du conflit.

D’un point de vue technique, le S&P 500 affiche, sur le graphique quotidien, une « pin bar » avec une longue ombre inférieure. Cela signale un affaiblissement des vendeurs et fournit un argument en faveur d’un ordre d’achat stop sur cassure par le haut, c’est-à-dire la construction de positions longues sur l’indice large à 6 840. À l’inverse, l’incapacité à se maintenir dans la zone de consolidation 6 800–7 000 et une clôture sous sa borne inférieure constitueraient un signal de vente.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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