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La paire GBP/USD s’est retournée dans une zone de déséquilibre (sans étiquette numérique) et a repris sa baisse sans objectif précis. La semaine dernière, un autre déséquilibre baissier s’est formé, ce qui pourrait déclencher une réaction du prix et un nouveau signal de vente dès aujourd’hui. Un schéma similaire est présent sur EUR/USD, il est donc encore trop tôt pour parler de la fin de la phase baissière. Au contraire, les positions acheteuses restent très faibles. Pour espérer une nouvelle vague de tendance haussière, il faudrait au minimum invalider le déséquilibre 17. Comme les traders le savent déjà, la géopolitique est actuellement le principal moteur du marché, représentant environ 90 % de la force du dollar américain. Mais et si, ces dernières semaines, le marché ne s’était pas inquiété des prix élevés du pétrole, de la hausse de l’inflation ou de la récession ? Et s’il avait plutôt craint que la Réserve fédérale renonce à poursuivre l’assouplissement monétaire en raison de la hausse de l’inflation liée au conflit au Moyen-Orient ? Dans ce cas, ce facteur est peut-être déjà intégré dans les prix.
Il n’y a pas eu de nouvelle escalade majeure au Moyen‑Orient la semaine dernière, mais la situation d’ensemble ne s’est pas améliorée pour autant. L’Iran continue de bloquer le détroit d’Ormuz, les États du Golfe poursuivent leurs échanges de missiles et de drones, Donald Trump exige le soutien des pays de l’UE dans la région, et les États membres de l’UE tentent de résoudre par eux‑mêmes la crise énergétique imminente. À ce stade, spéculer sur la date de fin du conflit n’a plus vraiment de sens. Un fait demeure : le conflit se poursuit, et sans sa résolution, la stabilité mondiale ne reviendra pas. Mais le dollar américain peut‑il continuer de se renforcer tant que le conflit perdure ?
Pour l’instant, aucun schéma haussier ne se dessine, mais un nouveau signal de vente pourrait se former aujourd’hui au sein du déséquilibre 17. L’euro présente un déséquilibre similaire, de sorte que EUR/USD et GBP/USD pourraient à nouveau générer des signaux de trading identiques. La probabilité de nouvelles baisses sur les deux paires reste relativement élevée, sans être absolue. Toute discussion sur un retour de la hausse à ce stade demeure spéculative et n’est étayée par aucune confirmation.
La tendance de long terme de la livre reste haussière. Tant qu’elle se maintient au‑dessus de 1,3012, il convient d’accorder davantage d’attention aux signaux haussiers. Cependant, il n’existe actuellement aucun schéma ni signal de ce type, alors que les facteurs géopolitiques continuent de peser à la fois sur l’euro et sur la livre.
Lundi et mardi, le contexte d’actualité était pratiquement inexistant, tandis que les données publiées vendredi se sont révélées défavorables aussi bien pour la livre que pour le dollar. Néanmoins, il est peu probable que les statistiques britanniques ou américaines aient réellement influencé le sentiment des traders, malgré leur importance.
Aux États‑Unis, l’ensemble des informations disponibles suggère qu’à long terme, le dollar devrait s’affaiblir. Le conflit entre les États‑Unis et l’Iran ne modifie pas fondamentalement cette perspective. La situation du dollar reste délicate sur le long terme mais favorable à court terme. Les données sur le marché du travail américain déçoivent plus souvent qu’elles ne créent de bonnes surprises. Trois des quatre dernières réunions du FOMC se sont conclues par des décisions accommodantes. Les difficultés politiques et structurelles aux États‑Unis — notamment les actions militaires de Trump, les tensions avec différents pays, les procédures juridiques visant Jerome Powell, les risques de shutdown, les scandales politiques, les risques potentiels de destitution et de possibles défaites électorales — compliquent encore davantage les perspectives.
Dans ce contexte, les conditions sont réunies pour une éventuelle reprise haussière en 2026, mais pour l’instant, les traders sont surtout concentrés sur la géopolitique et la crise énergétique.
Une tendance baissière durable sur GBP/USD nécessiterait un environnement fortement et durablement positif pour le dollar américain, ce qui est difficile à envisager dans les conditions politiques actuelles. Les facteurs géopolitiques pourraient apporter un soutien, mais leur impact reste incertain. Dans un scénario extrême de conflit mondial plus large, le dollar pourrait se renforcer sensiblement, mais une telle issue demeure hypothétique. Dans les conditions actuelles, le potentiel de hausse du dollar est limité par la nature même des développements géopolitiques en cours.
Calendrier économique pour les États‑Unis et le Royaume‑Uni :
Le 18 mars, le calendrier économique comprend quatre événements, dont trois sont considérés comme importants. L’impact du flux d’actualités sur le sentiment de marché mercredi pourrait être marqué, en particulier dans la seconde moitié de la journée.
Prévisions et recommandations de trading pour GBP/USD :
Pour la livre, les perspectives de long terme restent haussières. Toutefois, il n’existe actuellement aucun schéma haussier actif. Seul un nouveau déséquilibre baissier (17) est présent, et le prix doit d’abord revenir dans cette zone et y réagir avant que les traders puissent envisager de nouvelles positions vendeuses.
Il convient de souligner que la baisse de la livre ces dernières semaines résulte d’une combinaison de facteurs défavorables. Sans l’escalade des tensions géopolitiques, y compris les actions militaires au Moyen‑Orient, la vigueur du dollar aurait probablement été moins marquée. Cette baisse pourrait s’achever aussi brusquement qu’elle a commencé, mais pour l’instant, elle se poursuit. Si de nouveaux signaux apparaissent, la livre pourrait reculer davantage vers la zone 1,3000–1,3100.