empty
 
 
03.04.2026 09:45 AM
Le marché s'accroche à l'espoir

Au fond d’eux-mêmes, les investisseurs gardent l’espoir que le conflit au Moyen‑Orient prendra bientôt fin

Le marché n’a pas apprécié ce qu’il a entendu de Donald Trump. Les investisseurs s’attendaient à ce que la Maison‑Blanche fournisse un calendrier clair pour la fin du conflit au Moyen‑Orient — une déclaration indiquant que le détroit d’Hormuz rouvrirait bientôt et qu’environ 10 millions b/j d’offre perdue reviendraient sur le marché. À la place, des menaces de ramener l’Iran « à l’âge de pierre » ont suivi. En conséquence, le S&P 500 a plongé et ne s’est redressé qu’après l’annonce d’un accord Iran‑Oman sur le transit des pétroliers.

Le conflit armé au Moyen‑Orient dure désormais depuis près de cinq semaines, et les investisseurs réagissent davantage aux discours de Donald Trump qu’aux données macroéconomiques ou aux publications d’entreprises. L’affirmation du président selon laquelle la guerre prendrait fin d’ici 2 à 3 semaines a déclenché un rebond du S&P 500. L’indice devrait enregistrer sa première semaine dans le vert après cinq semaines consécutives de baisse.

Performance hebdomadaire du S&P 500

This image is no longer relevant

Bien que les États-Unis soient exportateurs nets de produits énergétiques, ce qui devrait soutenir l’économie à court terme, les perturbations de l’offre vont accélérer l’inflation, freiner la demande intérieure et le PIB, et pourraient finalement conduire à une récession.

La situation en Europe est encore pire. Non seulement la région importe du pétrole et du gaz, mais la BCE se prépare à relever ses taux d’intérêt à plusieurs reprises. Ce resserrement poussera la zone euro vers la contraction bien avant l’économie américaine. Il n’est donc pas surprenant que la volatilité des obligations allemandes explose et que les indices d’actions européens plongent.

Dynamique de volatilité : obligations allemandes et EuroStoxx 600

This image is no longer relevant

La déroute des actions européennes dissuade les investisseurs de fuir les actions américaines. Ils s’accrochent aussi à l’espoir que le conflit au Moyen-Orient prendra bientôt fin. Sur le qui-vive, ils ne veulent pas manquer un rallye post-guerre — les souvenirs sont encore vifs du rebond du S&P 500 après que la Maison-Blanche a introduit de lourds droits de douane le jour de la Libération de l’Amérique.

Ainsi, l’indice élargi monte sur l’espoir et baisse face aux faits. L’Iran continue de contrôler le détroit d’Hormuz, le pétrole grimpe, et les menaces de Trump n’intimident pas Téhéran. Le conflit au Moyen-Orient risque de s’éterniser. Si tel est le cas, l’économie américaine doit se préparer à une récession.

This image is no longer relevant

Un ralentissement de la croissance économique américaine se reflète déjà dans les résultats des entreprises. L’action Tesla a chuté de plus de 5 % après l’annonce de livraisons inférieures aux attentes de Wall Street.

Techniquement, le S&P 500 a corrigé à partir d’une barre en doji et est revenu à sa juste valeur à 6 590 sur le graphique journalier. Une bataille acharnée est en cours à ce niveau. Une victoire des acheteurs et une cassure ultérieure au-dessus du plus haut local de 6 610 justifieraient la reprise de positions longues en direction de 6 665 et 6 700. À l’inverse, une victoire des vendeurs avec une baisse vers 6 555 et au-dessous offrirait des arguments pour des ventes.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

Recommended Stories

Can't speak right now?
Ask your question in the chat.