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Jeudi, la paire EUR/USD est tombée jusqu’au niveau de retracement de Fibonacci de 76,4 % à 1,1514, a rebondi à partir de ce point, puis a progressé en direction du niveau de Fibonacci de 61,8 % à 1,1578. Un rebond depuis ce niveau aujourd’hui permettrait aux traders d’anticiper un retournement en faveur du dollar américain et un retour vers 1,1514. Une consolidation au-dessus de 1,1578 augmenterait la probabilité d’une poursuite de la hausse vers le prochain niveau de retracement à 1,1630 (50,0 %).
La structure des vagues sur le graphique horaire reste simple. La dernière vague haussière achevée a dépassé le sommet précédent, tandis que la dernière vague baissière (toujours en formation) a cassé le creux antérieur. La tendance demeure donc baissière. Les acheteurs ne pourraient lancer une nouvelle offensive que si l’Iran et les États-Unis parvenaient à un accord intérimaire, cessaient de violer les termes du cessez-le-feu et si le détroit d’Ormuz était rouvert. Sans ces développements, une nouvelle appréciation de l’euro sera extrêmement difficile.
Les événements mondiaux importants n’ont pas manqué jeudi. À mon sens, le plus significatif était la réunion de la BCE, car le régulateur de la zone euro a resserré sa politique monétaire pour la première fois en trois ans. Selon moi, cet événement aurait dû constituer un moteur majeur pour le marché. Pourtant, il semble que j’aie été presque seul à le penser. L’euro n’a reçu aucun soutien de la part des traders après la hausse de taux, et les intervenants de marché ont largement ignoré à la fois cette hausse et les propos de Christine Lagarde concernant la possibilité d’un resserrement continu de la politique monétaire jusqu’à la fin de l’année.
La présidente de la BCE a indiqué que plusieurs scénarios restaient possibles concernant le conflit au Moyen-Orient, et que le plus pessimiste d’entre eux obligerait le Comité de politique monétaire à poursuivre le resserrement. L’inflation demeure élevée et continue de subir des pressions haussières en raison de la hausse des prix de l’énergie. Si le conflit entre l’Iran et les États-Unis se prolonge, les prix du pétrole et du gaz naturel devraient continuer à augmenter, alimentant encore davantage les pressions inflationnistes.
Ainsi, la BCE ne s’est pas contentée de relever ses taux d’intérêt en juin : elle a en réalité amorcé un nouveau cycle de resserrement monétaire. À mon avis, cela aurait dû constituer une solide raison pour les acheteurs de se manifester. Cependant, ils ne sont véritablement devenus actifs qu’après les déclarations de Donald Trump, qui est revenu sur sa position précédente concernant une action militaire contre l’Iran et a de nouveau évoqué la possibilité de parvenir à un accord dans un avenir proche.
Sur le graphique en 4 heures, la paire a rebondi depuis le niveau de retracement de Fibonacci de 38,2 % à 1,1667 et a repris sa baisse au sein d’un canal baissier. Une consolidation au-dessus du niveau de Fibonacci de 23,6 % à 1,1569 soutiendrait de nouvelles hausses de l’euro en direction du niveau de retracement de 38,2 % à 1,1667. Je ne commencerai à envisager une tendance haussière qu’une fois que l’euro clôturera au-dessus du canal. Aucune divergence naissante n’est actuellement observée sur aucun indicateur.
Rapport Commitments of Traders (COT) :
Au cours de la dernière semaine de reporting, les traders professionnels ont ouvert 12 387 positions Long et clôturé 7 053 positions Short. Sur sept semaines en février et mars, l’avantage écrasant des haussiers a disparu en raison de la guerre impliquant l’Iran, tandis qu’au cours des dix dernières semaines l’équilibre s’est stabilisé dans un contexte de pause des hostilités au Moyen-Orient.
Le nombre total de positions Long détenues par les spéculateurs s’élève actuellement à 235 000, tandis que les positions Short atteignent 186 000. L’écart se creuse de nouveau en faveur des haussiers.
Dans l’ensemble, les grands intervenants de marché continuent de maintenir une vision à long terme favorable sur l’euro. Il va de soi que les événements mondiaux de toutes sortes — particulièrement nombreux ces dernières années — continuent d’influencer le sentiment des investisseurs. À l’heure actuelle, l’attention du marché reste fermement tournée vers le Moyen-Orient, où le conflit est simplement en pause et non résolu. Par conséquent, à court terme, l’orientation de l’euro et du dollar dépendra moins de la politique monétaire de la Federal Reserve ou de la BCE, ou encore des données économiques, que de l’évolution de la situation impliquant l’Iran.
Calendrier des nouvelles pour les États‑Unis et l’Union européenne :
Le calendrier économique du 12 juin ne comporte qu’un seul événement, qui ne devrait pas être considéré comme significatif. En conséquence, l’impact du contexte économique sur le sentiment de marché vendredi devrait être très limité, voire inexistant.
Prévisions et recommandations de trading pour l’EUR/USD :
Des positions Short étaient possibles à la suite d’un rebond depuis le niveau de 1,1578, avec un objectif à 1,1514. De nouvelles positions Short peuvent être envisagées en cas de nouveau rebond depuis 1,1578 avec le même objectif. Des positions Long peuvent être ouvertes après un rebond depuis 1,1514, avec un objectif à 1,1578. Des positions Long supplémentaires peuvent être envisagées après une clôture au‑dessus de 1,1578, avec un objectif à 1,1630.
Les grilles de retracement de Fibonacci sont tracées de 1,1409 à 1,1850 sur le graphique horaire et de 1,2081 à 1,1411 sur le graphique 4 heures.