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09.06.2026 12:49 AM
Le dollar n’a pas tiré le chat par la queue

Lorsqu’il n’y a pas de consensus entre camarades, leurs affaires ne peuvent pas bien se dérouler. Donald Trump a annoncé une trêve entre Israël et le Hezbollah, mais l’organisation soutenue par Téhéran l’a violée. Le président américain a convaincu les Israéliens de ne plus attaquer l’Iran, ce qu’ils ont fait. En revanche, Jérusalem n’a pas l’intention de renoncer à frapper Beyrouth. Les événements qui se déroulent au Moyen-Orient donnent le vertige aux investisseurs. Il est clair qu’il ne faut pas s’attendre à une réouverture rapide du détroit d’Ormuz. Par conséquent, l’EUR/USD restera sous pression.

La combinaison de la montée des risques géopolitiques et de la solidité des indicateurs macroéconomiques américains a créé un environnement idéal pour le renforcement du dollar américain. Les cours du pétrole ont augmenté sur fond d’escalade du conflit au Moyen-Orient. L’Iran dicte ses conditions à la Maison-Blanche. Il exige une rémunération pour le transit des pétroliers par le détroit d’Ormuz et lie l’accord avec Washington à l’engagement d’Israël de ne pas attaquer le Hezbollah, basé au Liban. Pourquoi ?

Évolution des indices de popularité des présidents américains

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Téhéran joue habilement sur les désirs de Trump. Le président américain subit la pression d’électeurs aux États‑Unis extrêmement mécontents de la situation au Moyen‑Orient. Les Républicains risquent de perdre les élections à l’automne. Il n’est donc pas surprenant que la Maison‑Blanche cherche par tous les moyens à calmer l’ardeur d’Israël.

Cependant, Netanyahu a lui aussi ses propres élections. L’opposition le qualifie de marionnette américaine et affirme qu’il a bradé la souveraineté d’Israël.

Il en résulte un véritable nœud gordien que Trump doit encore parvenir à trancher. Cela suggère une poursuite de la fermeture du détroit d’Ormuz, ce qui augmente le risque d’un nouveau rallye des prix du Brent et renforce le dollar américain sur fond de discussions autour d’une hausse du taux des fonds fédéraux. Le marché à terme évalue à 75 % la probabilité que cela se produise en 2026. Les chances de deux actes de restriction monétaire sont estimées à 32 %.

Dynamiques des positions spéculatives sur le dollar américain

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La forte demande d’actifs refuges et les anticipations d’une hausse des taux de la Réserve fédérale sont loin d’être les seuls atouts des « baissiers » sur l’EUR/USD. L’économie américaine apparaît bien plus solide que l’économie européenne, en partie grâce à son éloignement géographique des deux plus grands conflits armés du XXIᵉ siècle — en Ukraine et au Moyen-Orient.

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Les statistiques solides sur le marché du travail américain le confirment. De mars à mai, l’emploi dans le secteur privé a augmenté en moyenne de 188 000 postes. Cela marque le retour de la dynamique de cet indicateur à ses niveaux les plus élevés depuis mars 2024. Ainsi, les difficultés rencontrées sur le marché du travail à la fin de l’année 2025, au moment où la Fed abaissait ses taux, se sont avérées temporaires, provoquées par les droits de douane, les politiques anti-immigration et les suppressions massives de postes dans la fonction publique. Ces difficultés ont désormais été surmontées.

Techniquement, sur le graphique quotidien, EUR/USD tente de trouver un point bas pour les « haussiers » après le choc le plus significatif des trois derniers mois. Les principales résistances se situent près du niveau pivot de 1,1555 et de la borne inférieure de la juste valeur à 1,1575. Un rebond à partir de ces niveaux offrira une base pour renforcer les positions vendeuses déjà ouvertes.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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